lundi 22 mars 2010

Début du 2e stage

Bon, ok je sais que je n’ai pas vraiment fini de parler de mon premier stage, mais j’ai pas le goût d’écrire là-dessus tout de suite. Parce que je vis dans le présent ;)

J’ai commencé aujourd’hui mon 2e stage. C’est pas dans la même école que le premier et cette fois-ci, je suis en 5e année. Méchant saut!! Passer des tout-petits de 4 ou 5 ans à des grands! Ou-ah!

À vrai dire, j’appréhendais un peu cette première journée (et ce second stage au grand complet, dans le fond). Un de mes amis, dans mon groupe à l’université, a fait son 1er stage à cette école, en éducation physique. Quand je lui ai dit que j’allais là pour mon 2e stage, il m’a demandé avec quel prof. Et quand j’ai dit « Avec Mme Pomme », il a juste dit « Ah » avec un regard qui en disait long. Évidemment, moi je voulais savoir c’était quoi ce « ah »… et il m’a dit que Mme Pomme avait LE groupe difficile de 5e année. Que, quand lui les avait en éduc, y’en avait plusieurs qui étaient l’enfer et que ces mêmes plusieurs se ramassaient souvent au bureau de la directrice. Oh boy.

Donc, j’avais un peu peur, je ne savais pas trop trop à quoi m’attendre. Et je n’ai pas pu non plus parler avec Mme Pomme avant de me présenter à l’école ce matin, pour cause de semaine de relâche ontarienne la semaine dernière.

Mais finalement, tout s’est super bien passé! Je m’entends hyper bien avec Mme Pomme, encore mieux qu’avec Mme Lune! En fait, je trouve que Mme Pomme et moi, on se ressemble plus. Elle est super organisée, tout le contraire de mon ancienne enseignante-associée! J’aiiiiiime!! :)

Et, pour de vrai, sa classe est vraiment pas si pire!!! Je ne sais plus trop ce que j’imaginais, mais y’a pas de quoi fesser un chat! Même que, comparé avec des enfants du Jardin qui sautent partout et qui ne sont pas capables de rester silencieux ou assis plus de deux minutes, je les ai trouvé super reposants!

Bon, peut-être que ça va être différent quand je vais être seule avec les élèves ou si c’est un suppléant avec moi, mais quand même. Honnêtement, après la Polyvalente Unetelle, je pense que je suis capable d’en prendre. Des p’tits gars arrogants qui se trouvent ben comiques? Emmenez-moi s’en! J’ai été capable de gérer une classe de vingt footballeurs de 15 ans plein d’hormones, les ti-pits de 10 ans me font pas peur! Un soupçon d’humour, de la constance, de la fermeté, j’vais être bonne, vous allez voir!

Mais, ce qui est aussi TRÈS cool, c’est que dans la classe de Mme Pomme, il y a un Smartboard! Ou-ais!!! Aussi appelé « tableau blanc interactif », c’est complètement génial! Ça a l’air de ça :



Vous voyez comme ils ont tous l'air heureux? À l’université, dans mon cours de TIC on avait effleuré le sujet et on avait pu gosser sur un smartboard une grosse minute et quart. Mais je sens que les cinq prochaines semaines vont me permettre de devenir pas mal plus à l’aise avec cet outil si pratique, qui devrait normalement être dans toutes les classes d’ici quelques années.

Bref, ça a été une bonne journée! :)

jeudi 18 mars 2010

Pour et contre

J’aime faire des listes. Vraiment beaucoup. Et l’idée d’aller enseigner en Grande-Bretagne m’a donné l’occasion IDÉALE d’en faire une, avec des tonnes de variables en plus!
 
Parce que, voyez-vous, non seulement il y a plein de pour et de contre à l’idée d’aller à Londres, mais aussi de rester ici, mais il faut considérer que certains points s’annulent parce que ça serait là même chose ici ou là.

Et aussi, il y a une autre option d’envisageable : y aller MAINTENANT (ben, en septembre, là…) ou attendre un an pour bien planifier tout ça et en profiter pour passer une année plus « stable » dans mon patelin… C’est d’ailleurs l’option que Maman préfère, elle qui veut garder sa fille unique pas trop trop loin et qui ne veut surtout pas que cette fille unique fasse exprès pour chercher les problèmes et le trouble…
 
En tout cas, ça donne une liste avec beaucoup de variables. C’est complexe. Voici une idée de ce que ça donne :
 
Québec

Pour :
  • Être près de ma famille et de mes amis que j’aime (utile pour la vie sociale et aussi en cas de besoin de réconfort moral).
  • Gagner en ancienneté dans ma CS, ce qui veut dire que dans quelques années, j’aurais des possibilités de postes… et que mon fond de pension se remplirais déjà (Ouf! Penser à la retraite alors qu’on commence! Terrible!).
  • Travailler en français (c’est non négligeable, tout de même).
  • Commencer à « m’installer » un petit chez-moi…
  • (Peut-être) avoir un chien (Mais à qui je peux faire croire ça, vraiment? Je n’aurai pas les moyens d’avoir un chien avant un p’tit bout, c’est clair comme de l’eau de roche! Soyons réaliste!)
  • Bonnes possibilités de faire de la suppléance à la Polyvalente Unetelle si ça ne marche pas au primaire.
  • Peut-être, semble-t-il, avoir des chances d’avoir peut-être, si je suis chanceuse, un contrat en cours d’année (Voyez-vous tous les « si »…?)
  • Salaire décent. 
Contre : 
  • Je serais obligée d’être en colocation pour cause de dettes à rembourser (Peut-être suis-je bizarre, mais l’idée d’avoir des colocs dans une ville étrangère me semble tout à fait acceptable alors qu’elle m’horripile si je reste par chez-nous…).
  • Je devrais me serrer la ceinture (Adieu, petit chien!), mais ce sera sans doute le cas aussi à Londres.
  • Je devrais commencer les démarches pour obtenir mon brevet, suite à mon diplôme ontarien, qui dureront jusqu’à cinq ans et qui, de préférence, ne devraient pas être entrecoupées de périple de longue durée à l’étranger.
  • Je pourrais commencer à « m’installer » (Oui, je sais, c’était dans les positifs aussi, mais la question est : ai-je envie de m’installer, maintenant, déjà? Ou est-ce que je ne préfèrerais pas voyager pendant que justement, je n’ai pas d’attaches?)
  • En un an, il peut s’en passer des choses qui me donneraient le goût rester dans mon confort et de laisser tomber cette idée folle d’aller enseigner à l’étranger... Devrais-je prendre ce risque?
  • Salaire non-garanti par une agence.
Royaume-Uni
 
Pour :
  • Bon, tout d’abord une super expérience sur le plan personnel, c’est clair.
  • Mais aussi une super expérience professionnelle, qui vaut de l’or sur un CV, surtout si on espère enseigner à l’étranger plusieurs fois dans sa carrière.
  • Voir comment on enseigne ailleurs (même si, en passant, les curriculums canadiens et britanniques ont beaucoup de points en commun).
  • L’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de se faire de nouveaux amis.
  • Être à LONDRES, bordel!!! (Qui, en passant, sera la ville hôte des Olympiques en 2012.)
  • Avoir la possibilité de voyager un peu en Europe pour beaucoup moins cher.
  • Ici aussi, salaire décent.
  • Plus : salaire garanti par l’agence, ce qui est mieux qu’au Québec!
  • Profiter du fait que je n’ai pas encore d’attaches pour explorer.
  • Taux avantageux pour le remboursement de dettes puisque le salaire est en livres sterling et que le paiement du prêt se fait en dollars canadiens!
  • Défi intense! Et j’aime les défis! 
Contre :
  • Tout le monde me le dit : le coût de la vie. Mais, faut pas oublier que je serais payée en livres. Il ne faut pas toujours tout convertir en dollars canadien.
  • Loin, loin de mes amis et de ma famille (mais grâce aux technologies, pas si loin que ça non plus).
  • Faire de la suppléance dans des classes difficiles (mais, honnêtement, ça veut pas dire que ça serait mieux ici, non plus…)
  • Obligation de se serrer la ceinture pour cause de dettes à payer (encore!).
Bon alors, je pense que vous voyez le genre. Et je pense que vous êtes aussi capables de voir les conclusions que j’en tire. Londres a clairement plus de « pour » que le Québec. Et moins de « contre » aussi. Je ne dis pas que je serais malheureuse au Québec. Absolument pas! Mais après avoir étudié la question et en avoir discuté avec plusieurs amis, c’est devenu de plus en plus clair que j’ai vraiment envie d’y aller. Genre, énormément. J’ai le goût de m’essayer, de profiter de ma (relative) jeunesse pour faire des trucs comme ça, que je n’oserai plus faire à 40 ans. 
 
Donc, je poursuis mes démarches. Sérieusement.

mercredi 3 mars 2010

Le premier contact avec l'Agence

Bon, alors, comme je disais, je suis confuse...

En janvier dernier, j'ai commencé à me questionner sérieusement à propos d'où j'irai pour l'an prochain. C'est sûr que j'y pensais avant aussi, mais comme ça pressait moins... Et aussi, j'ai fait une rencontre ici qui aurait pu influencer mon avenir. Mais finalement, ça n'a pas été un grand succès (à ma grande déception, d'ailleurs, mais je ne sais pas encore si j'ai le goût d'aborder des choses aussi personnelles sur ce blog, j'en reparlerai peut-être plus tard), alors en janvier, je me suis retrouvée de nouveau seule à la barre de direction de ma vie. Pas besoin de prendre en compte les envies et désir de quelqu'un d'autre, je peux faire ce que JE veux.

Oui, mais bon, c'est quoi que je veux? Ah, l'éternelle question...!

Donc, il y quelques semaines, alors que je n'étais pas encore de nouveau en solo, une agence britannique a installé un petit kiosque dans le couloir de mon pavillon et distribuait de l'info sur les possibilités de travailler à Londres, en enseignement, évidemment.

Je ne l'ai peut-être jamais vraiment mentionné ici, mais je suis une (pas pire) grande voyageuse. Ça fait clairement partie de mes passions et dès que j'ai songé à me réorienter vers l'enseignement, je me suis mise à regarder les possibilités de travailler à l'étranger. Mais comme on demandait généralement au moins deux ans d'expérience, j'avais mis ce projet sur « hold », le temps de me qualifier et de travailler un peu.

Quand j'ai vu le kiosque de l'Agence, je suis allée ramasser des p'tits dépliants, par réflexe (ou intuition?). Je ne pensais pas vraiment que ça me servirait à ce moment là, parce que je pensais bien aller à quelque part avec l'Homme, mais que ça resterait au Canada.

Or, en prenant les dépliants, les représentantes de l'Agence ont aussi pris mon courriel en note et m'ont envoyé plus de détails dans les semaines qui ont suivi. Et quand mon petit cœur a été brisé, je me suis revirée de bord et je me suis dit que je devrais au moins y jeter un œil. Histoire de se changer les idées, vous savez.
Et là, surprise, tout ce que je lisais semblait plutôt intéressant! Et les filles de l'Agence ont continué de m'envoyer des messages de « follow-up » pour me dire qu'elles étaient disponibles à répondre à mes questions, etc. Alors, je leur ai écrit et je leur en ai posées. Et je leur ai parlé via Skype (vive les technologies!). Et, encore une fois, plus j'en apprenais, plus ça me semblait intéressant. En plus, la fille avec qui j'ai parlé était vraiment super fine, prête à aider, disponible, géniale!

Voici, en gros, ce qu'on m'offre:

Il faut d'abord comprendre que si ici, on manque de job pour les profs, à Londres, c'est tout le contraire. L'Agence m'accueillerait à mon arrivée en Grande-Bretagne. Elle est en contact avec un réseau d'écoles qui leurs communiquent leurs besoins en suppléance. L'Agence m'appelle le matin (ou le soir... si je suis chanceuse!) pour me dire où aller. Elle me garanti cinq jours de suppléance par semaine à 120£ la journée (si on fait la conversion, en date d'aujourd'hui, ça donne 185$CAD). Si, une journée, il n'y a pas de travail, on me garanti tout de même un salaire de 80£ par jour (123$CAD). Dès qu'il y a une possibilité de contrat (dans le même genre qu'on retrouve au Québec, exemple un 30% de tâche...), l'Agence m'aide à l'obtenir et continue de m'aider à combler les journées restantes en suppléance. Bref, ça ressemble beaucoup à ce qui m'attend si je décide de rester chez moi, sauf pour la garantie de salaire.

Avouez que vous aussi, vous trouveriez ça alléchant, non?

lundi 1 mars 2010

Où aller?

On va faire un petit saut dans le temps pour revenir au présent, d’accord? J’ai l’habitude d’y aller en ordre chronologique et de continuer à écrire où j’étais rendue dans la grande saga (hum!) qu’est ma vie. Mais là, dans mon présent, il se passe des chôôôses dont j’ai besoin de parler.

Rien de sérieux, de grave, de triste, ne vous inquiétez pas. Simplement, je m’interroge.

C’est une question que je me pose depuis que je suis arrivée ici, en fait… « Je fais quoi, l’an prochain? » Mais surtout : « Je vais OÙ? ».

Parce que, maintenant, faut le dire, j’ai tout un paquet de possibilités. Avec mon diplôme, je pourrais :

a) revenir au Québec, faire les démarches pour obtenir mon brevet d’enseignement, m’inscrire dans quelques commissions scolaires et faire de la suppléance en attendant un contrat et, un jour (mais qui sait dans combien de temps?), un poste.

b) rester en Ontario (!) et aller dans le Sud-Ouest, genre Toronto (!!!), et appliquer dans les conseils scolaires de là-bas où il manque encore pas mal d’enseignants francophones qualifiés. Poste quasi-assuré dès septembre, mais vivre dans le Sud-Ouest ontarien… ouin…

c) aller ailleurs en Ontario, genre dans le Nord-Nord où il y a aussi un manque d’enseignants francophones flagrant. Mais, encore une fois, ouin…

d) aller ailleurs au Canada, style Manitoba ou Alberta, enseigner dans les communautés francophones, où, pareil, on manque de profs! C’est fou hein? Il en manque partout… sauf où on veut! Avis aux québécois qui voudraient y aller!

e) essayer de trouver un emploi à l’étranger, parce que t’sais, tant qu’à aller ailleurs qu’au Québec, aussi ben rendre ça vraiment intéressant et dépaysant!

C’est ce point là qui me chicote le plus. Parce qu’il y a quelques semaines, il y a eu une sorte de foire d’employeurs à l’université et il y avait un kiosque d’une agence britannique… j’ai pris un peu d’info, ils ont pris mon adresse courriel et m’ont donné plus de détails. Et depuis, je suis en GROS dilemme.

Qu’est-ce qui serait le mieux? Aller enseigner en Grande-Bretagne (en anglais, évidemment) ou rester au Québec?

Le fonctionnement serait plutôt semblable. Là-bas comme ici, je ferais de la suppléance jusqu’à ce qu’une possibilité de contrat se présente.

Bref, je suis en grande réflexion. Je fais des recherches sur le net, je lis des blogues d’expatriés canadiens, j’écoeure mes amis avec mes questions sans fin, je fais des listes de pour et de contres... Dont je vous ferai sans doute part dans mon prochain billet!

vendredi 26 février 2010

Mignon et son tapis

Dans la classe où j'ai fait mon stage, il y avait un petit blond, absolument mignon. Vif d'esprit, charmeur, comique, plutôt gentil, pas mal tout le temps à l'écoute, bref un petit garçon qu'il est tout à fait agréable d'avoir dans son groupe.
Tous les jours, je placotais avec Mignon, je l'aidais dans ses ateliers, je lui donnais un coup de main pour mettre ses mitaines. Ouais, Mignon et moi, on s'entendait bien.

Les enfants, après le dîner, restaient en classe avec leur éducatrice pour faire un repos. Et Mme Lune et moi, nous revenions généralement alors que le repos était presque fini ou pendant que les enfants étaient en train de ranger leurs tapis, couvertures et toutous.

Or, un beau jour, alors que tous les amis ont déjà ramassé toutes leurs affaires, je vois mon Mignon qui est encore couché à plat ventre sur son tapis. Et là, on dirait que je vois qu'il se trémousse... Tout de suite, je me dis « Oh mon Dieu! Qu'est-ce que je fais??? » mais Mignon, à la demande de Mme Lune, fini par arrêter de se trémousser et va retrouver les autres élèves.

Les journées passent, et de temps en temps, je vois encore Mignon qui se met à plat ventre sur son tapis... c'est louche, très louche. Et un peu embarrassant, tout de même. Alors, je décide d'en glisser un mot à Mme Lune, qui trouve ça bien drôle.

Mais, honnêtement, qu'est-ce qu'on peut bien dire à un petit garçon de cinq ans qui se masturbe en classe?!?!? On ne veut pas le traumatiser, mais en même temps, ce n'est pas un comportement approprié à l'école...

Finalement, la maman de Mignon est venue en classe, jaser avec Mme Lune à propos d'autre chose alors on en a profité pour mentionner la situation. Et surprise, surprise! Mignon fait ça à la maison, aussi! Bon. Mais, elle lui dit quoi, sa maman? Eh bien, que c'est quelque chose qui se fait en privé, que ça lui appartient à lui, etc. Wow. Super diplomatie! J'adore!!!

Bien après mon stage, le mois dernier, je suis retournée voir Mme Lune et les enfants. Ils allaient glisser sur la butte de neige dans le parc derrière l'école et je les ai accompagné. Et quand j'ai vu mon p'tit Mignon à plat ventre sur sa crazy carpet en train de se faire aller, j'ai su quoi lui dire! ;)

jeudi 25 février 2010

Pas toujours facile...

Quand je suis revenue dans la classe de Mme Lune, les enfants m'ont fait la fête :) Ils étaient contents de me revoir, mais je pense qu'ils ne pouvaient pas l'être plus que moi.

Comme je les connaissais déjà et que je savais comment la classe fonctionnait, ça n'a pas été long que j'étais de nouveau à l'aise en leur compagnie. Mais cette fois-ci, de plus grands défis m'attendaient parce que j'allais devoir préparer des leçons et les donner, tout en gérant la classe. Seule.

Bon... des plans de leçons, j'en ai fait pas mal dans mes cours, mais dans le vraie vie, c'est tellement différent!! Y'a tellement de variables dont il faut tenir compte... C'est que ça grouille, des p'tits pits de quatre-cinq ans! Ça écoute pas, ça ne suit pas les règles, ça parle...

Honnêtement, il m'a semblé que j'ai passé la GROSSE majorité de mon temps en stage à « chicaner » les élèves. Ben... pas de la grosse chicane, genre je te crie dessus. Mais quand même, des rappels à l'ordre... des fais pas-ci, dis pas-ci, reviens là, reste ici... Tout. Le. Temps.

Pour dire vrai, ça m'a épuisée. Et ça m'a fait douter de moi. Le découragement a pointé le bout de son nez. Vraiment, il y a eu des journées où je n'ai pas eu de plaisir, du tout... Une journée en particulier, la journée de la première neige, ouf... Vidée, complètement. Mais, faut croire que c'était pas juste moi, parce que Mme Lune, quand tous les enfants ont été partis m'a demandé, en riant: « T'es sûre que tu veux encore enseigner? »

Évidemment que oui! Mais ça m'a quand même mené à me poser des questions sur ma façon d'agir... je VEUX avoir du plaisir en classe!
Alors, pour la dernière partie de mon stage, j'ai vraiment essayé de véhiculer ça. Tant pis pour les contenus, pour les attentes, pour les évaluations, pour l'horaire, pour le plan de la semaine! J'voulais juste avoir du fun! Et je me suis rendue compte que de vouloir trop en faire, de vouloir voir trop de choses avec les élèves, ça me bloquait. Ça me rendait super stressée...

Je pense que j'ai pas pire réussi à modifier un peu mon attitude et les enfants ont dû aussi le percevoir. Fiou! De toute façon, je pense aussi que je suis très sévère envers moi-même... je l'ai toujours été. Parce que Mme Lune, elle, n'a rien trouvé à redire à ma façon de faire. Elle m'a fait une super évaluation de stage. Mon seul vrai défi, c'est la gestion de classe. Comme le trois quart des gens de mon groupe, d'ailleurs! J'imagine que l'expérience va rentrer avec le temps ;)
Par contre, en revenant à l'université, en janvier, je me suis mise à comprendre bien, bien des choses. Vous voyez, c'est que je prend un cours sur le préscolaire. Et j'apprends que ces années-là sont faites pour l'ÉVEIL. Mot central. Hyper important. Alors qu'à l'école où j'ai fait mon stage, les classes de jardin étaient, mais alors là, TRÈS scolastiques. Genre que les enfants apprenaient déjà à tracer les lettres dans des trottoirs. Tandis que j'apprends que ce n'est pas supposé avant la 1re année, même ici en Ontario! Ah ben, câline!

J'me dis que ça explique bien des choses! Maintenant, je me dis que si j'avais ma propre classe de préscolaire, ça se passerait pas du tout comme dans la classe de Mme Lune. Bon, en stage, on a pas tellement le choix non plus, on essaie de s'adapter à la situation dans laquelle on se retrouve. Mais je continue quand même de croire que j'aurais été beaucoup moins fatiguée et que je n'aurais pas dû « chicaner » autant si les enfants avaient joué plus au lieu de suivre des leçons.

mercredi 24 février 2010

De retour...

Ahhh... que de souvenirs. Je me rappelle que j'ai commencé ce blogue parce que je m'ennuyais à mourir dans mon emploi. J'avais besoin de passer le temps et d'avoir l'air occupée. Eh bien, aujourd'hui, je perpétue la tradition en composant un petit billet pendant que je suis en cours!


« Quoi, L'exploratrice?!?!? Mais tu manques de respect à la professeure qui est à l'avant!!! »


Eh bien, tant pis, que je dis! J'en ai marre, je suis tannée, j'ai l'impression de perdre mon temps dans ce cours qui est censé nous en apprendre sur les difficultés d'apprentissage avec une Dame Citrouille qui parle exactement comme Pruneau dans Passe-Partout (je vous le jure!).

Donc, voilà, je continue mon blogue où j'étais rendue...


Après la semaine d'observation, je suis retournée en cours, à l'université. Ouf! Pas facile! Rester assise et écouter alors que je venais de vivre une semaine à courir d'un bord pis de l'autre et à tripper comme une bonne... tout un défi! D'ailleurs, tout le monde dans mon groupe était dans le même état d'esprit. On aurait tous voulu rester avec les enfants.


En plus, dès le retour, c'était une petite période intense avec plusieurs examens et travaux à remettre. Ensuite, quelques semaines un peu plus calme et une autre bourrée à donner. J'étais à l'université six jours par semaine, je ne blague même pas. Et, sans paraître vouloir me péter les bretelles trop trop, je dois admettre que cette deuxième partie de la session s'est vraiment bien passée pour moi. J'ai littéralement pété des scores! Yé!


Encore une fois, ça m'a vraiment conforté dans mon changement de voie... J'ai eu énormément de plaisir à planifier des leçons (que j'espère les plus intéressantes possibles!), à partager avec mes amis, à avoir leur opinion et à leur donner la mienne, etc. Et je pense que ça paraissait et que ça explique pourquoi j'ai bien réussi. Je suis dans mon élément. :)


Après tout ça, par contre, je commençais à avoir assez hâte de commencer le stage pour de vrai... de passer plusieurs semaines en classe avec Mme Lune et les élèves.